Vous partagez votre temps entre la France et Israël ? Qu’en est-il de votre résidence fiscale ? La France et Israël régissent respectivement leurs critères de résidence fiscale ; mais ont également signé le 31 juillet 1995, à Jérusalem, une Convention « en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion et la fraude fiscales en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune ». Dans quelle mesure le statut de résidence fiscale aura un impact sur l’acquisition et la vente de votre bien immobilier en Israël ?
La nature personnelle du principe de résidence fiscale implique la possibilité pour le contribuable d’être imposé tant dans le pays d’où provient ses revenus que dans le pays où il réside fiscalement. Mais qu’en est-il s’il est imposable dans ces deux pays au titre d’un même revenu ? C’est exclusivement dans ce cadre que la convention de non double imposition, signée entre la France et Israël, a vocation à s’appliquer. Etant un traité international, cette convention a un statut supérieur au droit israélien et au droit français : c’est elle qui détermine les conditions permettant de définir la résidence fiscale du contribuable et par conséquent, dans quel pays ce dernier est imposable.
Le premier critère mis en place par la Convention de non double imposition est le « foyer permanent d’habitation » du contribuable. Le foyer permanent d’habitation peut être défini par tout logement mis à la libre disposition du contribuable : il peut en être le propriétaire, le locataire, l’usufruitier etc…
Si le contribuable possède un foyer permanent d’habitation en France et en Israël et que la convention de non double imposition est applicable, alors cette dernière impose d’examiner le critère du « centre de vie » du contribuable.
Connaître sa résidence fiscale est donc indispensable pour déterminer le pays dans lequel le contribuable est imposable. Cela aura également des répercussions financières, non négligeables, sur l’achat et la vente d’un bien immobilier en Israël. En effet, que l’on soit résident israélien ou étranger aura un impact économique d’une part sur le montant de la taxe d’acquisition et d’autre part, sur celui de la taxe sur la plus-value ; c’est ce dont nous traiterons ultérieurement.
L’acquisition par un non-résident (étranger dont le domicile fiscal n’est pas en Israël) sera taxée comme s’il s’agissait d’un deuxième appartement alors même que l’appartement acquis serait en fait son premier appartement en Israël.